Voyages et Découvertes

Carnet de voyage: Mbandaka, Equateur

4 février 2013,

Il est 5 heures du matin. Le chauffeur censé passer me chercher à 4 h 30 n’est pas arrivé,et je commence à regretter d’avoir du me lever si tot…5h30,il arrive,je charge mon sac à dos dans la jeep et nous passons chercher Alpha,une collègue qui sera du voyage elle aussi.Elle charge sa valise à bord de l’immense véhicule,me salue,sourire aux lèvres,et nous prenons la route de l’aéroport. Tout le long du chemin, nous devisons gaiement,et cela me rassure,parce que’ainsi je peux oublier quelque peu mes inquiétudes et mes appréhensions du voyage.

6 heures,nous sommes à l’aéroport de N’djili,dans le petit espace aménagé par la mission des Nations Unies pour ses avions. Enregistrement des bagages,vérification de nos papiers de réservation,nous montons dans la petite salle d’attente et apprenons que le vol sera pour 9 heures.Il faudra donc tuer le temps jusque là.Entretemps,Alain,un collègue et ami nous a rejointes Alpha et moi.Nous nous installons ensemble,commandons un petit déjeuner et les longues discussions commencent…Chacun raconte ses expériences de voyages antérieurs en province.Moi je n’ai que le Bandundu,le Bas-Congo et Lubumbashi.Les deux autres m’assurent que Mbandaka,où nous nous rendons,c’est tout à fait autre chose,et que je ne dois pas manquer de savourer au moins une fois le bon poisson frais du fleuve qui se vend à presque rien dans le chef-lieu de la province de l’Equateur.Au fil de la discussion,j’apprends aussi qu’il n’y a ni eau potable,ni électricité à Mbandaka.Je suis sidérée,lorsque je sais que le (grand,majestueux)fleuve Congo baigne Mbandaka,ce manque d’électricité parait comme une injure à mes yeux.Et Alpha nous prévient:”J’ai commandé des bouteilles d’eau minérale,n’hésitez pas à vous laver avec,la propreté de l’eau laisse à désirer.Et si vous voulez vous laver avec l’eau du robinet,je vous donnerai des pastilles purificatrices qui rendront l’eau moins dangereuse.”Tout cela ne me rassure pas,mais je garde mon calme et je souris bien qu’un peu inquiète.

9h30,

On nous annonce que l’avion arrive,mais qu’il faudra transiter par Kisangani,en Province Orientale,ce qui rendra notre vol un peu plus long,alors que nous avions prévu d’arriver à 10h et commencer nos activités.Il est 10h,l’avion est là, nous nous alignons et montons à bord d’un bus des Nations Unies qui nous conduit jusqu’à la passerelle de l’avion.Nous montrons nos cartes d’embarquement à un agent au bas de l’avion et nous montons dans l’engin qui doit nous conduire à notre destination.Comme à chaque fois que je prends l’avion,j’ai la gorge et l’estomac noués.Je me dis que je vais pouvoir dormir et ainsi oublier que je suis dans un avion,mais c’est sans compter le bruit du moteur.Avant le décollage, je fais une courte prière comme c’est toujours le cas avant de prendre la route et je regarde l’avion monter,puis atteindre les nuages.Pendant le vol,les longues discussions reprennent…Il y a tant de choses à dire,la situation de notre pays,les élections passées et à venir…Et oui,des discussions très intellos…

Une heure plus tard,on nous annonce que nous sommes à Kisangani,que la descente a commencé.Je cherche la piste des yeux,mais je ne vois qu’une immense étendue verte.Je me demande si nous allons atterrir en pleine forêt,et comme pour répondre à ma question,Alpha indique que l’aéroport a été construit en pleine forêt,et que la piste est là,sous l’avion.Effectivement,nous nous posons sur une piste assez large pour ce petit boeing et atterissons sans problème.Les passagers de Kisangani descendent,et de nouveaux autres nous rejoignent dans l’avion.

Nouveau décollage,cap vers Mbandaka,où nous arrivons autour de 13 heures. Il fait une chaleur étouffante(on nous avait prévenu que la chaleur de l’Equateur ne pardonnait pas)et déjà nous suons à grosses gouttes.De l’aéroport à l’hotel,je regarde la “ville”,qui ressemble plus à un village légèrement modernisé:de la verdure,des constructions un peu vieilles,rien n’attire mon attention jusqu’à l’arrivée à l’hotel,où la vue du fleuve,à l’arrière, me coupe le souffle…C’est magnifique ce fleuve paisible,à perte de vue,et ses hommes sur leurs pirogues.On croirait une carte postale grandeur nature.Avec l’appareil photo que j’ai apporté,j’immortalise la beauté de cet endroit.(A suivre…)Image

One Comment

  • Parfait LUBAMBA

    impressionné, j'avais comme l' impression que je lisais Simone de Beauvoir pourtant non #Larissa Diakanua…. je suis très contente, très belle idées ….rare d'en trouver ici hein…

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