Voyages et Découvertes

Retour à Lubumbashi(3)

Moment de répit avant la reprise

             C’est dimanche, mon collègue Yves et moi nous rendons à Sainte Élisabeth,  une paroisse située à quelques minutes de notre hôtel, pour la messe de 9 heures. Après la messe, retour à l’hôtel. J’en profite pour m’allonger sur un des transats du jardin. Le soleil chauffe de plus en plus et je regrette de ne pas avoir apporté de maillot de bain. J’ai essayé d’en acheter un à la boutique de l’hôtel, mais il n’y en a pas. La propriétaire de la boutique m’explique que cela ne se vend pas bien et qu’elle n’en a donc pas en stock. Déçue, je retourne m’allonger, écouteurs aux oreilles avec mon ordinateur et un livre que j’ai commencé à lire dans l’avion.


            Dans l’après-midi, nous allons filmer une vidéo devant la cathédrale Saint Pierre et Paul, située au centre-ville. Il fait chaud et je suis éblouie  par le soleil. Les passants nous regardent d’un air curieux, s’interrogeant sur ce que nous sommes en train de faire. Nous allons ensuite chercher le reste de l’équipe pour visiter ce que les habitants de la ville appellent la plage, un site de détente aménagé autour d’un lac artificiel. Il y a deux restaurants au décor moderne, un terrain de football et un de volley, et la possibilité de faire du pédalo ou une promenade en canot à moteur. Mais pas de plage. La seule chose qui rappelle la plage, c’est le sable des deus terrains de jeu. Il fait beau, et je commence à réaliser que la température est beaucoup plus acceptable depuis samedi. À notre arrivée, le froid et la poussière me rendaient presque malade dans la matinée.

            Nous passons un agréable moment dans le calme et la bonne humeur et nous dégustons la bonne nourriture cuisinée au «Catch », l’un des restaurants qui a un décor convivial et chaleureux. Je commande des crevettes et des pommes de terre sautées que je savoure avec plaisir. En soirée, nous allons prendre un verre au Yoyo Lounge, un bar en hauteur appartenant à l’amie d’une amie. L’ambiance est sympathique comme la propriétaire, la musique est bonne et nous passons un bon moment. 


Lundi, nous allons rencontrer le coordonnateur provincial du PNLS,le Programme National de lutte contre le Sida, pour une interview jusqu’autour de midi et demie. Après un déjeuner tardif au Yoyo, Yves et moi allons rencontrer des blogueurs de la ville, pour une discussion amicale sur le métier. Je me fais prendre en interview en tant que femme blogueuse pour encourager d’autres femmes à se lancer puis nous retournons à l’hôtel vers 18 heures passées. J’en profite pour me connecter sur Internet, passer quelques appels et décompresser.

              Ce mardi, dernière ligne droite, nous allons voir des militaires au siège de la 22ème région militaire. Ils sont aussi dans un programme de lutte contre le Sida. Tout se passe plutôt vite et nous allons déjeuner une fois de plus chez Yoyo comme la veille. Le repas tarde à venir,mais il est délicieux: du fufu de maïs blanc, des petits poissons (fretins) en sauce, du poisson salé local (bitoyo),du pondu (feuilles de manioc pilées), de la viande en sauce et des légumes. Un repas copieux dont je grappille des morceaux par-ci par-là.  

            Nous rentrons ensuite à l’hôtel, je prends le temps de me relaxer, et prendre une douche en prévision de notre sortie de ce soir. Un moment de détente bienvenu après le travail de ces derniers jours. Nous allons prendre un verre et danser pour rentrer autour de minuit.

Aujourd’hui c’est le retour, et le vol prévu à 21 heures a du retard. Il est 22 heures passées et nous n’embarquons pas. L’avion est arrivé  il y a quelques minutes et nous sommes nombreux dans la salle d’attente.En attendant de rentrer chez moi, que dire  de Lubumbashi? J’ai aimé respirer un autre air, savourer la fraîcheur et le calme de cette ville, le calme aussi de ses habitants, et je me vois bien y revenir pour des vacances ou pour le travail. Je n’ai cependant pas ressenti ce sentiment d’appartenance que j’ai eu partout ailleurs au Congo. Peut-être parce que les gens d’ici ont le don de vous faire penser que vous êtes des étrangers, n’étant pas d’ici ?

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