Voyages et Découvertes

Le voyage en train

Samedi matin. Je me suis levée à 6 heures un samedi, un vrai miracle pour moi, la reine de la grasse matinée le samedi. J’ai réveillé Johann, mon fils, nous nous préparons à toute vitesse. Nous devons prendre le train qui part à 7h30. Destination : Matadi, à 358 kilomètres de Kinshasa. Pour Johann, c’est le premier voyage en train. C’est aussi notre premier voyage seuls, tous les deux et il en est surexcité, à tel point qu’il en parle depuis des semaines.

Nous arrivons à la gare centrale située en plein centre-ville à 7h25, juste à temps pour monter dans le train, qui siffle déjà. Ayant pris des billets de première classe (25.000 francs pour moi et 19.000 pour Johann qui a 6 ans), nous entrons par l’arrière et devons traverser plusieurs wagons avant d’atteindre celui de la première classe. Nous avons eu le temps de voir le wagon où est installée la cafétéria et une petite cuisine en passant.

Les sièges en première classe sont blanc cassé rayé de noir. Nous nous installons sur les derniers sièges restés libres, à l’arrière du wagon et près d’un climatiseur debout. Au-dessus de nos têtes, un petit écran plat qui apparemment ne fonctionne pas. Plus de place dans les compartiments, nous avons dû mettre nos bagages (mon sac à dos et le petit sac de voyage de Johann) près de nous, heureusement qu’il y a assez d’espace pour les bagages et nos pieds. Une fois assis, Johann observe, les yeux écarquillés, le paysage qui défile alors que le train avance. Nous roulons et il commence à poser des questions (Qui conduit le train, pourquoi il n’a pas de roues, où sommes-nous, quand arrivons-nous). Je m’y attendais et réponds patiemment. Une employée de la SCTP (la Société Congolaise des Transports et Ports) s’assied en face de nous, elle sourit devant tant de questions et essaie de répondre à certaines questions de Johann. Elle me regarde ensuite et me fait observer que je dois avoir bien du souci, avec un enfant aussi curieux. Je lui réponds que je suis habituée et que je réponds toujours volontiers.

Quinze minutes après le départ, nous sommes vers Limete, à ce que je peux voir du paysage  à travers les vitres et le train s’arrête. Une demoiselle en tablier en profite pour venir nous inviter à prendre le petit-déjeuner : du lait, du café ou du thé, du pain et une omelette. Un repas frugal mais bienvenu, vu que nous n’avons pas eu le temps d’avaler quoi que ce soit avant de sortir.

Nous apprenons pendant ce petit-déjeuner que nous sommes immobilisés suite à une panne technique, une fuite de gasoil. Nous ne sommes pas loin de la gare centrale heureusement, et une autre locomotive remplacera la nôtre.

Une vue du train Kinshasa-Matadi,en 1ère classe

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